Face à la forte progression du frelon asiatique en Isère, un appel est lancé à tous les habitants de la commune pour aider à repérer les nids de frelons asiatiques et à les signaler.
En ce début d’automne, le nombre de signalements s’accroît et les frelons continuent d’attaquer les ruches (3 des 8 ruches communales implantées aux Trois Vallons ont ainsi été décimées à l’automne 2025, les 5 restantes ont été mises à l’abri, tout comme la ruche pédagogique du parc Saint-Hubert, en attendant le printemps 2026).
Pour lutter contre ce fléau, la ville met en place plusieurs actions. Elle s’est rapprochée du Groupement de défense sanitaire (GDS) qui pilote la lutte contre le frelon en Isère, et mène plusieurs actions de sensibilisation. 68 pièges à frelons ont également été installés sur la ville par les agents municipaux.
Que faire en tant que particulier pour lutter contre le frelon asiatique ?
Si vous constatez la présence d’un nid, vous devez agir en signalant le nid sur frelonsasiatiques.fr. Une fois le nid signalé, le Groupement de défense sanitaire agricole (GDSA) pourra intervenir pour le détruire.
En l’absence d’urgence (nid dans un jardin, dans un champ …), il appartient au propriétaire privé de solliciter l’intervention d’un professionnel de la destruction des nids de frelons asiatiques. Les services municipaux ne sont pas habilités à intervenir chez les particuliers, mais peuvent toutefois vous apporter des conseils et des bonnes adresses : centre.technique@mairie-ida.com
Reconnaitre le frelon asiatique et ses différents nids
Apprendre à différencier le frelon européen du frelon asiatique est important car l’un a un rôle écologique, l’autre est un nuisible.

Le frelon asiatique est une espèce invasive, agressive. Arrivé en Isère en 2015 le frelon asiatique est un redoutable prédateur de tous les insectes et des abeilles en particulier. La population d’un seul nid en consomme plusieurs kilos par an ! Les frelons asiatiques capturent les insectes, les réduisent en bouillie et les ramènent au nid pour nourrir les larves. Il met donc en danger la biodiversité entretenue par les abeilles.

Le frelon européen est lui peu agressif et assez discret. Certains pays comme l’Allemagne lui ont d’ailleurs attribué le statut d’espèce protégée. Très souvent confondu avec le frelon européen, certains critères permettent néanmoins de facilement l’identifier.
Au printemps, entre février et avril, la fondatrice frelon construit d’abord un nid primaire. Il s’agit d’un petit nid, de la taille d’un melon, situé généralement à l’abri qui peut être l’avancée d’un toit, un abris de jardin, des bordures de fenêtres/portes ou toitures, hangars ou nichoirs à oiseaux par exemple.
A partir du mois d’avril, les frelons vont quitter ce petit nid pour construire un nouveau nid, appelé nid secondaire. Situé généralement dans un arbre entre 5 et 15 mètres de hauteur, il est souvent énorme et peut atteindre un mètre de hauteur. Il abrite des milliers de frelons.

Pour une lutte efficace, les bons gestes au bon moment
- de mars à mai : piégeage de printemps, pour capturer les fondatrices et limiter le création de nids
- d’avril à juin : recherche, signalement et destruction des nids primaires (par un référent du GDS), pour éviter d’intervenir sur les nids secondaires
- de juillet à octobre : signalement et destruction des nids secondaires :
- Après avoir signalé un nid secondaire sur la plateforme dédiée, vous serez contacté par le GDS (ou l’un de ses référents) pour accéder à votre propriété et confirmer qu’il s’agit bien d’un nid secondaire de frelons asiatiques.
- Si c’est bien le cas, le GDS mandate un désinsectiseur agrée pour procéder à la destruction du nid. La CAPI et le Département de l’Isère pourront prendre en charge totalement le coût de cette destruction (dans la limite des budgets annuels alloués). Si les budgets sont épuisés, une participation pourra vous être demandée, après information préalable.
- de novembre à février : pas d’intervention : les futures fondatrices sont déjà parties hiberner et les nids secondaires non détruits ne seront plus jamais utilisés.
Contactez le GDS section agricole pour obtenir plus d’informations.